Pas de diplôme. Pas de réseau. Pas de plan B.
Une mère péruvienne qui s'est crevée pour m'élever, un père absent, et les aides sociales pour tenir le mois. Voilà mon point de départ. Pas une « success story » de fils à papa.
Quand le Covid est arrivé, j'étais confiné et fauché. Mais j'ai capté un truc : tout le monde était scotché aux réseaux. L'attention était là. C'était la seule porte que je pouvais pousser — alors je l'ai poussée.
Ça n'a rien eu de glamour. Je bégayais : il me fallait parfois 100 prises pour sortir 10 secondes propres. Pour filmer, je partageais le coût d'une voiture avec des potes — pas pour frimer, juste parce que c'était l'outil du moment. Ma mère, elle, ne comprenait pas ce que je faisais ; elle lisait les méchancetés sous mes vidéos et ça me déchirait.
Mais j'ai pas lâché. Pas parce que j'étais un génie — parce que je n'avais pas le choix, et que la persévérance, c'était la seule chose que je possédais.
Si t'es en train de galérer en lisant ça : c'est pas ton point de départ qui décide. C'est combien de fois tu te relèves.
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